Les régies financières ont collecté 448 milliards de FCFA en juillet, soit largement davantage que l’objectif annoncé.

Le gouvernement présente ce chiffre comme une performance.

Il peut effectivement en être une.

Mais dans un pays où l’État demande constamment de nouveaux efforts financiers aux citoyens et aux entreprises, une hausse spectaculaire des recettes mérite davantage qu’un communiqué de victoire.

Quelle part provient des impôts ? Des douanes ? Du secteur minier ? De contributions exceptionnelles ? De nouvelles mesures fiscales ?

Et surtout : où va cet argent ?

La souveraineté financière invoquée par le pouvoir suppose une exigence symétrique : plus l’État demande aux Burkinabè de financer l’effort national, plus il doit rendre précisément compte de l’utilisation de chaque franc collecté.