Le gouvernement veut mobiliser près de 840 milliards de FCFA pour une nouvelle phase de son offensive agricole.
Les résultats annoncés sont impressionnants : hausse de la production céréalière, progression du riz, emplois créés et couverture des besoins alimentaires supérieure à 100 %.
Mais les chiffres viennent principalement du gouvernement qui évalue son propre programme.
L’enjeu est donc désormais celui de la vérification.
Si le Burkina produit réellement beaucoup plus, pourquoi certains produits alimentaires restent-ils chers ? Quel est le revenu moyen des producteurs ? Quelle part des milliards engagés arrive effectivement jusqu’aux exploitations ? Quels investissements produisent les meilleurs résultats ?
Un gouvernement ne devrait pas être jugé sur les milliards qu’il annonce dépenser, mais sur ce que ces milliards changent dans les villages et les marchés.