À mi-parcours, le programme régional de développement du Centre-Ouest affichait un taux d’exécution de 57,4 %.

Le chiffre est nettement supérieur à celui observé dans certaines autres régions. Mais il signifie également qu’une part importante des objectifs fixés pour l’année reste encore à réaliser.

Derrière un pourcentage administratif se cachent des projets très concrets pour les habitants : routes, hydraulique, agriculture, équipements scolaires ou sanitaires.

Le véritable intérêt d’une évaluation publique devrait donc être de savoir précisément ce qui n’a pas été fait et pourquoi.

Manque de financement ? Retard des entreprises ? Procédures administratives ? Insécurité ? Mauvaise planification ?

Ces informations restent trop souvent absentes des comptes rendus institutionnels, qui présentent essentiellement un taux global et les recommandations de l’administration.

Une politique publique ne devrait pourtant pas uniquement être évaluée par ceux qui sont chargés de la mettre en œuvre.

La région gagnerait à publier un tableau simple : projet prévu, budget, commune concernée, état d’avancement et date prévisionnelle d’achèvement.

Cela permettrait aux citoyens de vérifier eux-mêmes les résultats.

À l’heure où le gouvernement revendique une nouvelle culture de responsabilité et de souveraineté, la transparence budgétaire locale devrait faire partie de cette exigence.