À N’golona, les habitants voient passer l’électricité. Ils ne peuvent toujours pas l’utiliser.
Cette localité de la Léraba réclame son raccordement au réseau électrique depuis près de deux décennies. Selon les témoignages rapportés localement, des démarches auraient déjà été entreprises en 2009, en 2010 puis de nouveau en 2025.
Deux lignes électriques passent pourtant à proximité de la localité et plusieurs villages voisins sont déjà alimentés.
Pour les habitants, l’incompréhension est d’autant plus grande que N’golona ne se résume pas à quelques concessions isolées. Le village dispose notamment d’une école, d’un collège et d’un centre de formation. Une unité de tri de riz doit également y être développée.
Sans électricité, toutes ces infrastructures fonctionnent avec un handicap supplémentaire.
Le cas de N’golona rappelle une réalité parfois masquée par les grandes annonces nationales sur l’industrialisation et la souveraineté énergétique : l’accès aux services essentiels reste extrêmement inégal selon les territoires.
L’enjeu n’est pas seulement le confort domestique. L’électricité conditionne la conservation des produits, l’activité économique, l’accès au numérique, la qualité des soins et les possibilités d’étudier après la tombée de la nuit.
Les habitants demandent aujourd’hui une réponse simple : pourquoi leur raccordement n’a-t-il toujours pas été réalisé ?
Après près de dix-sept années de démarches, l’administration devrait être en mesure de fournir autre chose qu’une nouvelle promesse.
