Le gouvernement lance une nouvelle campagne nationale de lutte contre le paludisme : destruction des gîtes larvaires, nettoyage, pulvérisation et sensibilisation.
Ces mesures sont nécessaires et peuvent produire des résultats importants.
Les autorités indiquent d’ailleurs que le nombre de cas aurait diminué.
Mais là encore, une communication gouvernementale ne peut constituer à elle seule une évaluation.
Nombre de malades, hospitalisations, décès, différences entre régions, disponibilité des traitements et comparaison avec les années précédentes : ces données doivent pouvoir être consultées publiquement et suivies dans le temps.
La santé publique est trop importante pour devenir un exercice de communication politique.
Le véritable succès ne sera pas une campagne lancée devant les caméras, mais une diminution durable et vérifiable du nombre de Burkinabè touchés par la maladie.
