Plus de 24 tonnes de vivres ont récemment été distribuées à Arbinda.
Dans une zone durablement affectée par la crise sécuritaire, l’aide permet à de nombreuses familles de faire face aux besoins les plus immédiats.
Mais derrière le chiffre de tonnes distribuées se trouve une autre réalité : une partie de la population continue de dépendre d’un approvisionnement exceptionnel pour satisfaire un besoin aussi essentiel que se nourrir.
Combien de personnes bénéficieront de ces 24 tonnes ?
Pendant combien de jours ?
À quelle fréquence les marchés locaux sont-ils correctement approvisionnés ?
Quels sont aujourd’hui les prix du mil, du riz ou de l’huile à Arbinda ?
Ces indicateurs racontent parfois beaucoup plus précisément l’état réel d’un territoire que les communiqués annonçant sa reconquête.
Le retour du drapeau ou des forces de sécurité constitue une étape.
La normalisation commence véritablement lorsque les habitants peuvent circuler, commercer, cultiver, envoyer leurs enfants à l’école et acheter leur nourriture sans dépendre d’une assistance régulière.
Le gouvernement met fortement en avant le retour progressif de l’État dans plusieurs localités du Sahel.
Il faut désormais mesurer ce retour avec des données concrètes.
La sécurité ne se résume pas à tenir une position militaire. Elle consiste aussi à permettre aux habitants de retrouver une vie ordinaire.
